08 mai 2009
La First lady ne donne pas une bonne image de l’agriculture "conventionnelle"
Il y a quelques semaines je recevais une invitation pour adhérer à un groupe sur facebook intitulé "H.R.875 comment criminaliser les cultures biologiques jusqu'à votre potager". Je découvrais ainsi ce que Greenpeace Canada dénonce comme une nouvelle arme législative de destruction massive de Monsanto.
"HR 875" est un projet de loi actuellement débattu à la Chambre des représentants aux États-Unis, dont le but, sous le couvert de la modernisation de la sécurité alimentaire, est de rendre criminel la constitution de stock de semences par les agriculteurs, avec des peines de prison et des amendes de confiscation pour les petits agriculteurs, la trace par GPS, 24 heures sur 24, pour les animaux de fermes et l’imposition des normes industrielles aux petits agriculteurs.
Ce projet de loi vient contrecarrer l'annonce faite par le président Obama d'une révision de la réglementation des OGM aux États-Unis.
Cette fois c'est Michelle Obama qui est attaquée par Monsanto.
Lire : Monsanto proteste contre le jardin bio de Michelle Obama
article d'Europe 1 : http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Internationale/Amerique-du-Nord/Monsanto-proteste-contre-le-jardin-bio-de-Michelle-Obama/(gid)/220160
Extrait : "L’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie a récemment écrit à Michelle Obama pour protester contre son jardin bio. Leur crainte : que l’exemple de la First lady ne donne aux consommateurs une mauvaise image de l’agriculture "conventionnelle". Lire la suite
Photo The Official White House Photostream
President Barack Obama and First Lady Michelle Obama participate in tree plantings at the Kenilworth Aquatic Gardens in Washington 4/21/09 Official White House Photo by Pete Souza
Ce qui est appelé "agriculture conventionnelle" dans cet article c'est l'agriculture pratiquée majoritairement, l'agriculture intensive, celle qui est justement cliente de Monsanto, Aventis, Bayer, Cargill, Syngenta, Dow, Dupont, Limagrain, Pioneer, BASF, et d'autres gros lobbies qui lui vendent les engrais, pesticides, biocides et les antibiotiques pour l'élevage.
L'agriculture
traditionnelle est une agriculture de tradition, ce qui ne veut plus
dire grand chose chez nous qui avons adopté l'agriculture intensive
depuis 60 ans.
L'agriculture biologique est une agriculture sans
pesticides, biocides et autres produits en "-cide" du latin "caedo,
cadere" qui signifie "tuer" et qui ne soigne pas les animaux d'élevage
avec des antibiotiques.
Jardinons et mangeons bio pour embêter Monsanto !
15 avril 2009
Liberté d'expression en danger ! Solidarité !
Faites circuler l'info ! Copiez-collez ce texte ou écrivez avec vos mots, mais n'oubliez pas le lien (http://www.onlafermerapas.info/)
La FNSEA et les Chambres d'Agriculture demandent la fermeture et la condamnation du site internet satirique LA FERME EN VRILLE (qui parodiait La Ferme en Ville) qui dénonce leurs politiques visant à imposer une agriculture industrielle, productiviste, intensive, les OGM, les pesticides, le toujours plus d'engrais chimiques et d'irrigation, les agro-carburants, le hors sol et la disparition des petites exploitations agricoles. Le site est assigné en référé au Tribunal de Bayonne ce mercredi 15 avril à 9H30 ! La résistance s'organise. Toute l'information sur le procès de la ferme en ville est sur le site. L'objectif est double : faire échec à cette tentative d'attenter à la liberté d'expression et dénoncer encore plus fort la responsabilité de la FNSEA et des Chambres d'agriculture qu'elle gère dans la malbouffe, le saccage écologique et la mort des petits paysans. Aidez nous à faire que cette tentative liberticide se retourne contre eux ! NO PASARAN ! Rendez-vous sur le site du procès de la ferme en ville : onlafermerapas.info. »
16 février 2009
Les aliments irradiés ... suite
Un article récent sur Le coin bio :
Le débat lancé la semaine dernière par l'émission "Pièces à conviction" sur la contamination radioactive de plusieurs sites habités en France, pousse à se poser des questions aussi sur l'irradiation de certains aliments vendus dans l'Hexagone. Le Collectif Français contre l'Irradiation des Aliments dénonce depuis des années des pratiques douteuses pour la conservation des aliments sans que leur message soit réellement entendu et pris en compte par les pouvoirs publics.
Cliquez sur le lien suivant pour lire l'article:
Les aliments irradiés
http://www.lecoinbio.com/20090216690/sante/alimentation/les-aliments-irradies.html
à connaître aussi le site du collectif contre les aliments irradiés :
Des aliments irradiés ? Non merci
http://www.irradiation-aliments.org/Campagne-contre-l-irradiation-des.html
11 février 2009
Connaitre l'irradiation des aliments
L'irradiation des aliments (ou ionisation ou pasteurisation à froid) est une méthode de conservation et de décontamination des aliments qui consiste à soumettre ceux-ci à un rayonnement ionisant.
(Voir en video l'intervention de Véronique Gallais du Collectif Français contre l'irradiation des aliments lors du contre grenelle de l'environnement à Lyon, le 06 Octobre 2007.)
Veronique Gallais, Contre l'irradiation des aliments
envoyé par medvedkine
Ce rayonnement a, d'une part, la capacité de tuer certains microorganismes responsables de la contamination ou de la dégradation de l'aliment. D'autre part, dans les aliments d'origine végétale, l'irradiation inhibe la germination (pommes de terre, oignons…) en arrêtant la multiplication de certaines cellules à division très rapide (méristèmes). L'irradiation ralentit également le processus physiologique du mûrissement des fruits.
Avantages :
* Élimination des micro-organismes tels que les bactéries pathogènes ou non pathogènes, ou des levures par stérilisation totale;
* Élimination d'insectes.
* Conservation des aliments
* Anti-germination en tuant le pouvoir germinatif des tubercules, des graines ou des bulbes;
* Prolongation de la conservation (généralement : conséquence de la stérilisation partielle ou totale).
Inconvénients et dangers
1. Des dangers pour la santé humaine liés à l’ingestion d’aliments ionisés :
L’ionisation des aliments dégrade la qualité de ceux-ci notamment en
détruisant les vitamines qu’ils contiennent et en faisant apparaître de
nouveaux composés chimiques dont certains sont cancérigènes. Ainsi
l’ionisation peut détruire jusqu’à 80% de la vitamine A des œufs et 48%
du béta-carotène du jus d’orange 1 ! De plus l’ionisation des aliments
peut faire apparaître dans ceux-ci des composés appelés cyclobutanones,
qu’on ne trouve pas dans les aliments non ionisés. De très nombreuses
études scientifiques ont montré que ces cyclobutanones sont des
promoteurs du développement de cancers et causent des dommages
génétiques chez le rat. Chez l’homme on sait qu’ils créent des dommages
aux cellules et au gènes ( cytotoxicité et génotoxicité) (3). D’autres
composés tels les radicaux libres ou le benzène, le toluène…
apparaissent lors de l’ionisation d’aliments (ces composés sont connus
pour favoriser l’apparition de cancers, maladies cardio-vasculaires,….).
2. L’irradiation des aliments n’est pas une réponse à de mauvaises pratiques en matière d’hygiène :
L’ionisation peut masquer de mauvaises pratiques en matière d’hygiène
et n’incite donc pas à accroître la propreté dans ce domaine.
3. Les dangers pour les travailleurs et la sécurité globale :
L’utilisation de l’ionisation des aliments n’est pas sans dangers pour
les travailleurs de ce secteur. En effet de nombreuses contaminations
radioactives on déjà eu lieu aux USA, en Italie, en Norvège, en
Australie…
4. Le danger d’un commerce de plus en plus planétaire des denrées alimentaires :
L’ionisation des aliments représente un moyen d’accroître la durée de
vie des denrées alimentaires. Avec cette technique, les multinationales
de l’agro-alimentaire pourront développer les productions d’aliments
dans les pays en voie de développement ou les coûts de production sont
très bas. Ces produits pourront ensuite être revendus sur nos marchés,
déstabilisant encore d’avantage les marchés en concurrençant les
productions locales.
Produits alimentaires traités
En France, les aliments suivants sont irradiés :
* les herbes aromatiques surgelées,
* les oignons,
* l'ail,
* l'échalote,
* les flocons et germes de céréales pour produits laitiers,
* les légumes et fruits secs,
* la farine de riz (souvent présente dans les produits pour bébés),
* la gomme arabique,
* la viande de volaille,
* les viandes de volaille séparées mécaniquement,
* les cuisses de grenouille congelées,
* le sang séché, le plasma, et coagulats,
* les crevettes congelées décortiquées ou étêtées,
* le blanc d'œuf,
* la caséine et les caséinates.
Source : wikipedia et site du MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures)
Pour en savoir plus consulter le site de la CRIIRAD, Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité
Menaces radioactives sur les aliments
http://www.criirad.org/
21 décembre 2008
mangez des huîtres naturelles, pas biotechnologiquement manipulées
C'est un des régals des repas de fête. Mais savez-vous que la plupart* des huîtres commercialisées sont modifiées par des produits chimiques afin de les rendre stériles ? Ce sont les fameuses "huîtres des quatre saisons" :
"En 1994 les laboratoires d’IFREMER ont réussi à conserver les chromosomes qui existent dans l’animal mais qui sont normalement expulsés lors de la fécondation. Les larves sont donc tétraploïdes (4 jeux de chromosomes), et croisées à des diploïdes (les normales qui ne possèdent que 2 jeux) elles donnent une nouvelle variété à 3 jeux de chromosomes : La Triploïde. " (extrait de L'étau se referme sur l'huître stérile de Terre Sacrée. Lire aussi Huître triploïde : une « manipulation » bien cachée sur Inf'OGM)
Il existe 2 méthodes pour stériliser les bêbêtes : La première via un choc chimique ou thermique.
Je vous laisse lire la deuxième méthode sur le site ostrea.org (ici). Franchement, je ne sais pas si c'est mieux, étant donné qu'on utilise des huîtres obtenues par la 1ère méthode pour obtenir celles de la 2ème. Bref je n'y comprends pas grand chose, sauf qu'on "aide" une fois de plus la nature avec des produits chimiques pour inventer de nouveaux coquillages. Zut, même sur la grève on n'est plus à l'abri.
Eric Marissal, ingénieur agronome de l'université de Rennes et patron de Grainocéan, est l'un des principaux promoteurs de l'huître triploïde :
«La triploïde, c'est comme une clémentine sans pépins, explique Philippe Labrousse. Mon grand-père pensait que c'était une hérésie, mais aujourd'hui tout le monde en mange.»
«La révolution de l'huître ne fait que commencer, explique Marissal. L'huître sauvage est un mythe. Elle est bien moins bonne que celle issue de l'élevage. Moins de 30% des coquillages consommés dans le monde le sont sous leur forme naturelle. Dans vingt ans, on produira des huîtres offshore destinées à la transformation et on conservera pour le haut de gamme la spéciale de claire.»
(extraits de Hécatombe dans les bassins, nouvelobs.com 06/11/2008 )
Bref, Inf'OGM n'aime pas trop ces huîtres triploïdes, que les Verts de Sète qualifient de chimère, suite à l'article de Terre Sacrée sur l'huître stérile. Moi non plus ! Merci Vincent, poissonnier de ma bioccop, qui m'a informée et qui m'assure de la qualité de ses produits !
Faîtes attention à ce que vous achetez, arrêtez de manger chimique !
Par contre, sachez qu'il n’y a pas d’obligation d’étiquetage particulier des huîtres triploïdes, car elles ne sont pas considérées comme un nouveau produit. Alors demandez à votre poissonnier s'il s'agit de "quatre saisons".
Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année.
*30% d'après Inf'OGM, 60% d'après Eric Marissal
10 octobre 2008
Lu ce matin : Pourquoi j’ai quitté l’industrie pharmaceutique
Lu sur la revue Nature et Progrès N° 69 (sept.-oct. 2008) que j'ai acheté de façon compulsive hier (et oui ça m'arrive, surtout pour des livres et des magazines parfois), ce témoignage de Norma Fidel du 17 juin 2008, paru sur le site piecesetmaindoeuvre.com, téléchargeable en pdf ici :
Pourquoi j'ai quitté l’industrie pharmaceutique
J’ai travaillé quatre ans comme déléguée médicale pour une compagnie pharmaceutique. Cela m’a laissé le temps de me faire un petit pécule et d’observer de l’intérieur les méandres de notre beau système de santé français, qui ne cesse de s’endetter à ce qu’il paraît.
Premier couloir : la recherche
Les énormes efforts financiers des compagnies pharmaceutiques pour trouver des molécules ne sauraient souffrir de ne pas être récompensés. C’est la raison pour laquelle, la recherche s’oriente principalement sur l’obésité et le cancer, des maladies du trop, de l’opulence et de la pollution, pendant que les maladies dites ‘tropicales’ sont laissées aux bons soins de la recherche publique. Parce que, franchement, à quoi ça sert de produire un médicament pour des gens qui ne peuvent pas se l’acheter ?
Au boudoir : l’autorisation de mise sur le marché
Contrairement à toutes les molécules chimiques qu’on ingère dans notre nourriture, la toxicité et l’efficacité des médicaments que nous achetons bénéficient de nombreuses études. Ils sont d’abord testés sur des animaux qui, s’ils survivent, passent le relais à des humains volontaires bien portants pour enfin être testés sur de vrais malades en chair et en os. Si statistiquement, les effets secondaires nocifs sont moins importants que les bénéfices pour le malade, le médicament est autorisé. Il est important de noter cependant qu’étant donné le coût de ces études, elles sont laissées aux soins des compagnies elles-mêmes. C’est donc elles qui produisent les chiffres qui permettront à l’agence nationale du médicament d’autoriser la commercialisation du produit. Mais vous vous dites : est-ce bien sérieux tout cela ? N’y a-t-il pas de gros enjeux financiers qui pourraient biaiser les résultats ? Rassurez vous, une fois le médicament commercialisé et utilisé, il reste surveillé. C’est ainsi que l’on découvre plus tard des effets tératogènes imprévus (action nocive sur le fœtus), des combinaisons mortelles avec d’autres médicaments et d’autres effets secondaires... En fait, après l’autorisation de mise sur le marché, le cobaye c’est vous, moi, nous. Inutile de vous conseiller de ne consommer que des médicaments un peu vieillots, qui ont fait leurs preuves plutôt que les dernières nouveautés à la mode.
Au salon : les médecins
Avec tous les nouveaux médicaments qui arrivent année après année sur le marché (souvent simplement nouveaux parce qu’on a changé l’emballage), comment les médecins peuvent-ils suivre ? Avec la formation continue évidemment !
Et qui est-ce qui forme continuellement nos médecins? L’industrie pharmaceutique elle-même, grâce à ses nombreux délégués médicaux. C’est ainsi qu’en moyenne, un médecin reçoit 3 délégués par jour. Vous les repérez assez facilement dans la salle d’attente. Ce sont en général de jolis minois, bien sapés avec attaché-case, qui pianotent frénétiquement sur leur palm pilote. Ils ont pour mission officielle de présenter, dernières études à l’appui, les caractéristiques positives et négatives du médicament qu’ils représentent. Et c’est ce qu’ils font, sachant qu’ils seront grassement récompensés par des primes si leur produit est prescrit par ledit médecin. Cela oriente nécessairement un peu le discours.
Lors de ma formation pour exercer ce métier d’utilité publique on m’a appris à classer les médecins en 6 catégories :
- ceux qui veulent être à la page (du coup, insister sur la nouveauté du produit) ;
- ceux qui ne veulent pas se faire chier (leur trouver des gadgets avec le nom du produit dessus) ;
- ceux qui sont orgueilleux (les brosser dans le sens du poil en les suppliants de donner une conférence sur le produit, démontrant ainsi leur expertise) ;
- ceux qui sont dans l’affectif (être copain et leur rendre des services, pour qu’ils ne puissent plus vous laisser tomber, ni le produit avec) ;
- ceux qui ont besoin de sécurité (insister sur les études démontrant la non-toxicité du médoc) ;
- et ceux, ma catégorie préférée, qui ne roulent que pour l’or. Ceux-là, à nous de les appâter avec des restos, des congrès aux Antilles, des petits cadeaux pour leur bureau.
Alors vous vous dites : « Mais ça devrait être illégal ! ». Eh bien ça l’est, jusqu’à un certain point.
En effet, maintenant il y a des lois définissant le montant maximum et la forme que peuvent prendre ces petits cadeaux. Avant, on invitait le conjoint, la maîtresse ou l’amant du médecin au congrès,
maintenant, il y va tout seul. Avant, on l’emmenait dans les restos les plus chics de la ville, maintenant, on ne peut pas lui offrir un repas à plus de 45 €.
Quoique, pour ne pas les offenser en leur proposant la cafétéria du coin, on arrive toujours à s’arranger, par exemple en déclarant plus de convives pour une même facture.
C’est ce qu’on appelle le marketing ! Tout cela a un coût pour l’industrie, entre 3 et 5 fois plus important que la recherche elle-même.(1) Mais le prix du médicament en tient compte (prix négocié entre la compagnie et la sécu lors de l’autorisation de mise sur le marché). C’est donc la sécu qui paye les cadeaux aux médecins et les bénéfices aux actionnaires. Vous commencez à comprendre pourquoi elle est dans le trou.
Alors vous vous dites : « Mon médecin il n’est pas comme cela lui, il n’est pas vénal et il pense sincèrement au mieux-être de ses patients, il me prescrit donc le produit qu’il pense le meilleur pour moi ». Heureusement, parmi tous ceux que j’ai rencontrés, il y en a des comme ça, intègres qui font leur métier par vocation. Mais ils ne se rendent pas compte du lavage de cerveau que les délégués médicaux leur font subir. Pour eux, c’est normal que le type sympa qu’ils voient parfois toutes les semaines les invite à manger ou les dépanne d’une horloge ou d’un logiciel de temps en temps. Le type sympa ne lui demande rien en échange. Sauf que le type sympa, il est payé pour augmenter les parts de marché du produit qu’il représente, il ne vient pas par amitié, même s’il apprécie sincèrement certains médecins plus que d’autres. Et ce type sympa, il a appris à placer le nom de son produit dans la conversation le plus souvent possible afin que, sans s’en rendre compte, ce soit ce dernier qui vienne spontanément à la tête du médecin, au moment de prescrire. Il doit donc être le plus sympa possible pour que le médecin accepte de le recevoir le plus souvent possible pour qu’il entende le plus souvent possible le nom du produit. Sachant que les concurrents font de même, finalement, ça s’équilibre...
Mais vous vous dites : « Comment l’industrie pharmaceutique peut savoir ce que le médecin prescrit ? » Eh bien, avec le système informatique de la sécu, chaque pharmacie, quand elle entre une ordonnance, entre également le nom du médecin qui l’a prescrite. Cela permet à la sécu de fliquer les médecins qui prescriraient un peu trop de tels ou tels produits (ils ont des quotas à respecter) mais surtout la sécu se fait un petit pécule en vendant ces informations au privé. C’est comme cela que je pouvais savoir si le médecin à qui j’avais promis un beau congrès n’était pas en train de me rouler dans la farine. Mais la partie se complique parce que le pharmacien entre en scène.
La caisse : le pharmacien
En France, le pharmacien a le droit de substituer un médicament pour un autre équivalent, sans en référer au médecin. Ainsi, le boulot du bon délégué médical peut être réduit à néant par un pharmacien qui change l’ordonnance selon ses stocks ou son intérêt. Du point de vue des labos pharmaceutiques, il y a deux sortes de pharmaciens : les moutons qui suivent les prescriptions à la lettre et les épiciers, qui savent où est leur profit. Pour maîtriser le marché, il faut donc jouer sur les deux tableaux : laver le cerveau des médecins et convaincre les pharmaciens de faire de la substitution dans le ‘bon camp’. Et comment convaincre un épicier que notre produit est meilleur qu’un autre ? En augmentant sa marge. Il faut savoir que même pour les produits remboursés, le prix des médicaments n’est qu’indicatif. C’est au pharmacien de fixer son prix, la différence avec le prix indicatif de la sécu étant pris en charge, pour ceux qui en ont, par la mutuelle. Vérifiez par vous- même, un même médicament n’a pas le même prix chez tous les pharmaciens. Donc, le pharmacien, pour augmenter sa marge, peut hausser le prix de vente. Mais il peut aussi négocier avec le labo pour acheter les médicaments le moins cher possible. Et certains n’hésitent pas à faire pression sur les commerciaux pour obtenir des échantillons gratuits qu’ils revendront ensuite. C’est tout à fait illégal, mais c’est courant. Ces échantillons sont normalement destinés aux médecins pour qu’ils puissent les donner à leurs patients, mais bon, autant qu’ils rapportent de l’argent...
Porte de sortie : le mur
Alors, précipitez-vous sur les actions pharmaceutiques ! Elles montent encore plus en temps de crise, quand la bourse dégringole et que les ulcères fleurissent ! Tant que la santé est aux mains des entreprises privées, leur véritable intérêt n’est pas de guérir les gens, mais d’avoir toujours plus de malades-consommateurs. À quand une autre logique ? Celle où on ne payera notre médecin que lorsqu’on est en bonne santé ?
Norma Fidel
Grenoble, juin 2008
(1) Selon l’étude de Léo-Paul Lauzon et Marc Hasbani, avril 2002, (Chaire d’études socioéconomiques de l’Université du Québec à Montréal)
(2) Voir aussi : Le complexe médico-industriel, Jean-Claude Salomon, aux éditions Mille et une nuits, 2003.
Retrouvez ce texte et bien d'autres sur www.piecesetmaindoeuvre.com
01 octobre 2008
Poulet à la javel : où en sommes-nous ?
Que devient l'autorisation d'importer des Etats-Unis des poulets traités à l'eau de Javel que la Commission européenne proposait d'accepter ?
Vous rappelez-vous, l'AFP nous alerte en novembre 2007 sur "Le poulet "à la javel" américain bientôt dans les assiettes européennes ?", info reprise par France 2 (voir ci-dessous) et le Figaro par exemple en mai 2008 ?
Extrait de l'article du Figaro : "Face au tollé des ministres européens, des associations de consommateurs et des agriculteurs, la proposition de la Commission pourrait ne pas être adoptée. «Si lors du vote, la majorité qualifiée n'est pas obtenue, le dossier passera devant le Conseil des ministres», explique une source proche du dossier. Quant aux parlementaires, ils devraient rendre leur décision autour du 28 septembre prochain."
Poulet à la javel
envoyé par Mardouk13
28 septembre 2008
Arrêtez de manger chimique vous n'êtes pas des robots
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation ;
Qu' je m' démène ou qu' je reste coi,
Je passe pour un je-ne-sais-quoi.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant mon ch'min de petit bonhomme ;
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ca va de soi.
Georges Brassens
La journée de samedi a été une mauvaise journée. Pour moi. Pour vous j'espère que non, il faisait beau, la Terre a continué à tourner. Puisque vous lisez cette note, c'est que êtes encore là, avec votre faculté de lire. Donc tout va bien encore.
Depuis plusieurs jours, plusieurs semaines plus exactement j'hésite à écrire cette note. Comment rendre accessible le message que je me dois de faire passer ? Comment peut-il toucher quelque public que ce soit ? Comment, lorsque la réalité dépasse la fiction la plus imaginaire et la plus terrifiante, peut-on l'aborder sereinement ?
Allons-y doucement avec cette première note. D'abord pourquoi je me sens obligée de ne pas me taire et de faire vite. Donc de mauvaise façon, fatalement.
On m'a souvent posé la question sur mon engagement écologique, pourquoi, depuis quand, qu'est-ce qui l'a déclenché ? Je réponds à peu près toujours de la même façon. J'ai vécu le drame de la marée noire du Torrey Canyon de très près, très jeune, ça m'a choquée. D'autre part, je m'intéresse à l'humain, son histoire, ses caractéristiques, ses oeuvres, rien de moins. D'où mon intérêt pour les Droits de l'humain et pour l'art qui représente la forme la plus belle de l'expression humaine. Voici mon premier gros défaut, l'orgueil. Alors malgré ce qu'on me dit parfois, je sais que je ne touche pas que des convaincus à la cause écologique et qui ne se nourrissent que d'aliments provenant d'une agriculture sans pesticides. J'ai vu. Mes amis, vous avez des progrès à faire ! Cependant j'ai des retours d'expérience et j'entends que mon influence n'est pas nulle. On me le dit. Voila pourquoi je tiens ce blog, j'ai une page facebook, je twitte, je m'agite sur Second Life et les mondes virtuels, sans doute trop.
Je dois ajouter que le décès d'un être proche a contribué à un sursaut et un engagement plus fort. Et comme je suis d'un tempérament passionné, la critique a suivi de près. Après avoir salué mon énergie, mes amis, ma famille, reprochent mon agressivité. Puis ils me suspectent de paranoïa. Car ici sur internet, bien qu'il m'arrive souvent de poster des messages sans les relire, le temps d'écriture est déjà un temps de réflexion et en réalité je suis modérée par rapport à mon attitude en "real life". Mais ce qui agace le plus c'est que le temps et le travail de chercheurs, puis finalement les médias finissent par rapporter les mêmes propos, hélas, ce qui me conforte à continuer. Exemples : les méfaits de la pollution sur la santé, le réchauffement climatique, la montée des océans, la crise pétrolière et des ressources minières, j'en parle depuis trente ans. Deuxième défaut, la passion.
Pour moi, et c'est la dernière chose que je vous dirais sur mon compte dans cette note, la journée d'hier a été mauvaise. D'abord le blocage des commentaires sur le site de Mascottus à propos de ma critique de l'opération publicitaire de Saint-Gobain sur Second Life par Stonfield Inworld, m'a profondément touchée. Devrais-je changer, m'exprimer différemment, certainement. Mais je ne me tairais pas. Oui Saint-Gobain pollue et ne se cachera pas derrière quelques cèdres plantés au Liban. Puis j'ai appris le décès de Paul Newman. J'adore cet acteur, je le trouve particulièrement beau et convainquant. Mais surtout, il m'a rappelé, par sa ressemblance et sa maladie, la personne dont la mort a renforcé mon engagement et par suite, a provoqué la création de ce blog, entre autre. Je ne me tairais pas, tant pis si je fatigue.
Je vais être claire : au quotidien, ma plus grande lutte est celle que je mène contre le cancer. Et je n'ai pas le temps, ni l'envie de prendre des pincettes. Je lutte pour la prévention surtout.
Le petit extrait d'une chanson de Brassens en exergue est pour les lanceurs d'alerte qui sont cassés par l'industrie petro-chimique. Facile de donner une mauvaise réputation. Difficile d'enlever la tache même si vous avez raison.
Alors voila, si vous avez encore envie de suivre mes élucubrations, lisez la suite et surtout renseignez-vous par vous-même ! Cliquez sur les liens et cherchez encore. Puis n'hésitez pas à réagir ici. Je ne bloque jamais les commentaires.
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Vous avez aimé la vache folle ? Vous adorerez les OGM. Rappelons que cette maladie de la vache folle a été transmise aux vaches par la nourriture faite de poudre/farine à base de viande de mouton. Les vaches ne mangent pas naturellement des moutons. Seule la folie humaine a pu concevoir une telle ineptie. Maintenant 60 à 80% des OGM pénètrent à notre insu dans la chaîne alimentaire via l'alimentation des animaux d'élevage. Le problème, c'est qu'on ne sait pas encore si les OGM sont mauvais pour la santé. Celle des bêtes, ni celle des humains qui mangent ces bêtes. Aucun test sérieux n'a été fait, c'est nous qui faisons les cobayes, directement ou en mangeant de la viande et des produits animaux, laitages, poissons, oeufs. La loi n’impose pas d’étiqueter la viande d'animaux nourris aux OGM. Et qu'on ne nous refasse pas le coup de la barrière des espèces, on n'y croit plus trop après l'histoire de la vache folle. Téléchargez en format .pdf le document de Greenpeace "guide des produits avec ou sans OGM" et le site de la région Bretagne "consommer sans ogm". Puis signez la pétition pour demander la transparence sur les signes de toxicité des OGM.
Il n'y a pas que le risque des OGM, il y a aussi les pesticides. Depuis le 1er septembre les limites maximales en résidus de pesticides admises par la règlementation européenne deviennent près de 40 fois supérieures à celles jusque là tolérées en France pour certaines molécules et certains aliments ! Les pesticides sont à l'origine de maladies et ils sont cancérigènes. Normal, ces produits sont fait pour tuer. Savez-vous que 100% des vins conventionnels européens, donc a fortiori les vins français, présentent des résidus de pesticides ? Quant aux fruits et légumes, j'ai lu mais je ne retrouve pas le lien, qu'ils peuvent avoir subi 40 traitements avant d'arriver sur votre table. Cet été, j'ai vu le cultivateur du champ voisin passer chaque semaine des produits chimiques sur ses cultures.
Vous connaissez l'aspartame ? Marc diffuse sur son blog MonMoulins.com quelques videos de Corinne Gouget à ce sujet. Tiens, on y reparle de Monsanto ! L'aspartame est un produit courant dans de nombreux aliments et boissons dits "lights", mais aussi dans des médicaments. Il est utilisé comme édulcorant à la place du sucre. Il serait à l'origine de maladies graves, de tumeurs au cerveau et à haute dose, cancérigène et neurotoxique. Le glutamate monosodique, qui donne un goût salé et qui est largement utilisé comme exhausteur de goût pourait également être un neurotoxique. A suivre.
Pour les inconditionnels de nutella ou de chips, jai posté ce message en juin dernier qui rapporte qu'on peut trouver de l'huile de moteur dans de nombreux produits de supermarchés.
Maintenant, si vous hésitez à acheter bio parce vous êtes écolos fauchés (pas faucheurs, eux mangent bio !) et que vous n'avez pas de voiture, sachez tout de même que l'agriculture intensive émet plus de gaz à effet de serre que l'agriculture biologique. L'ademe a publié à ce sujet un document en format .pdf appelé "des gaz à effet de serre dans mon assiette ?".
Ne mangez plus chimique, mangez naturel et sain : des produits d'alimentation issue de l'agriculture biologique !















































