Terre-Mère, Terre nourricière...
de retour après une courte absence ;o)
album photo en cours ....
(je n'ai pas vu l'ours qui se promenait dans les parages !)
Etang Bleu des Rabassoles - mai 2006
Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons durant toute notre vie, quand nous ne sommes pas confinés dans des agglomérations hors-sol qui nous la rendent encore plus étrangère ?
La terre nourricière est parmi les quatre éléments majeurs celui qui n’a pas existé dès l’origine. Il a fallu des millénaires pour que la mince couche de terre arable d’une vingtaine de centimètres à laquelle nous devons la vie puisse se constituer.
Univers silencieux d’une extrême complexité, siège d’une activité intense générée par des micro-organismes, levures, champignons, vers de terre … etc., elle est régie par une sorte d’intelligence mystérieuse et immanente. C’est dans ce monde discret que s’élaborent, comme dans un estomac, les substances qui permettront aux végétaux de se nourrir, de s’épanouir pour se reproduire, et c’est aux végétaux que les humains et les animaux doivent leur propre survie. Il est donc urgent de reconnaître que la dénomination «terre-mère» n’est pas une métaphore symbolique ou poétique, mais une évidence objective.
Ainsi s’est établie une logique extraordinaire fondée sur la cohésion du vivant.
La terre, le végétal, l’animal et l’humain sont de cette manière unis et indissociables. Prétendre nous abstraire de cette logique, la dominer ou la transgresser impunément est une dangereuse illusion. Avec l’ère de la technoscience, de la productivité et de la marchandisation sans limite, l’on ne voit plus dans la terre et les végétaux qu’une source de profit financier. Ce pillage du bien commun de l’humanité est représentatif d’une civilisation qui a donné à la matière minérale, au lucre et à l’avidité humaine les pleins pouvoirs sur le Vivant et les vivants que nous sommes.
Notre lien à la terre est si intime, si vital, que rien ne peut le résilier. La conscience et l’entendement devraient permettre à l’humain de comprendre, de ressentir, de s’enchanter de cet ordre et donc de le respecter et d’en prendre soin avec humilité et compassion.
« La Terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la Terre.»
Route du Col de Pailhères - mai 2006
Extraits du site de Pierre Rabhi, points de vue
http://www.pierrerabhi.org/

