la Pwhaizy d'Orlando, dit ruru
Quand la pluie tombera en quinconce de gouttes, je sortirai tranquille. Et je regarderai. Il y aura des jurons, des parapluies révulsés. Des musiques clapotantes. Des glissades sur pavé. Et des flaques brillantes photographiant les nues.
Tout ça parce que le ciel se voudrait océan. Mais l’eau ne se tient pas sens-dessus dessous et la tête à l’envers. Elle est bien plus bourgeoise qu’antipodiste vraie. Alors, elle va tomber ! Drue, tabassant le sol !
Le froid peut l’amadouer en la rendant hirsute de poils follets tout blancs floconnant à l’envi. Mais la chute demeure inévitablement.
Tapisser le ciel, le maroufler, macache ! L’eau n’y pense même pas : c’est de l’inconvenance. On n’a jamais vu ça parce que la terre est grave. Alors les gouttes tombent. On n’y peut rien. Tant pis.
Moi j’aime regarder les chutes estimables, les glissades, les gens. Puis le ciel assoiffé. Et l’arc jaspé pompeux qui se baigne les pieds sur la terre mouillée comme une plante assoiffée toute goinfrée de flotte.
C'est pas sûr que je l'aime bien, Orlando, mais j'adore le lire !
Découvert lors de la sortie de "La nuit des Barbares", je n'ai plus rien lu de lui. Ce bouquin est pourtant un de mes préférés, sans doute un des plus usés de ma bibliothèque, il a fait des milliers de kilomètres dans des sacs, malles, valises. C'est parce que je lis peu de romans, sans doute, que je n'ai pas croisé à nouveau de livres d'Orlando de Rudder. Maintenant que je l'ai retrouvé grâce à un lien de feuilllle, je vais le lire assurément, en live et en livre !