...et pourquoi il faut le lire, d'urgence.


tune250

C’est la grève géné­rale. Sui­vis par les came­ra­men de la triD, les pauvres dépouillent les riches et para­lysent Paris. Les ordures s’accumulent dans les rues. Extase pénètre dans le 6e arron­dis­se­ment aban­donné aux insur­gés pour y retrou­ver son père, le plus célèbre des acti­vistes du réseau.

 

Alors il faut gifler Crouzet :

  1. parce que ça soulage* ; à force d'injurier tout le monde, il le mérite non ?

  2. il nous prend pour des idiots avec ce concours. Il faut lire « La tune dans le caniveau » et la faire lire, plz RT. Mais on ne devrait pas avoir besoin de l'appât d'un gain pour dévorer ce texte qui, je l'ai dit en commentaire, redonne en bouche le goût des mots espoir et utopie;

  3. il écrit trop vite, c'est trop dense et si tu suis pas son blog, si t'as pas lu ses précédents bouquins, tu vas peut-être devoir ouvrir wikipedia pour accompagner la lecture de sa nouvelle;

  4. c'est plus compliqué et je vais devoir chercher mes mots. Je viens de regarder Avatar pour la nième fois. J'adore ce film, les écolos gagnent, ils ont la peau bleue en plus comme moi sur Second Life, c'est chouette, je m'identifie à fond ! Mais pour la même raison que j'ai envie de gifler Crouzet, ce film a tort, la voie qu'il montre n'est pas la bonne. Comme Avatar, La tune dans le caniveau surfe sur la violence et ça, c'est mauvais.

    D'ailleurs c'est le méchant qui le dit dans Avatar : « On va répondre à la violence (celle des résistants aborigènes écolos) par la violence ». Dans le film les résistants aborigènes écolos finissent par gagner tout de même, mais grâce au super-héro ancien marine, nouveau converti à la saint Paul. Dans la vie RL, il n'y a pas beaucoup de super-héros, il y a des saint Paul, Hulot, Rabhi, Artus-Bertrand, Maathai, Gore, mais pas encore assez nombreux ou pas assez forts face aux lobbies qui te financent un climategate juste avant Copenhague. En tout cas un seul ne suffit plus. Il suffit de voir aussi comment le grand-héro-des-internautes et prix Nobel Obama déçoit grand nombre d'humains.

    L'heure n'est plus à la violence, parce que la violence fait perdre du temps et on n'a plus le temps. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, on est en train de faire marche arrière là. Les nouvelles générations vivent moins bien que les précédentes et ça empire. Vous voyez bien que les gosses aujourd'hui n'ont pas d'espoir. C'est grave ça non ? Je dois vous faire la liste des problèmes ? Non, je radoterais. Lisez mes tweets, ma page facebook et les pages de ce blog. Alors imaginez une révolte, une vraie, pas les gentilles manifs familliales cadrées par de gentils syndicats à la solde des lobbies. Imaginez qu'on se fâche vraiment avec cassages divers et variés, vous croyez quoi ? C'est la route, que dis-je, l'avenue qui mène tout droit à un renforcement des pouvoirs existants. Dictature.

    On va perdre au mieux une bonne vingtaine d'années. Et je n'ai pas envie de sacrifier la génération des gosses d'aujourd'hui.

 

Alors pourquoi est-il important et urgent de lire Crouzet,

même s'il vous a traité de fainéant, de con ou de pute ?

Parce que ce gars-là cherche des solutions pour un monde plus beau et qu'il en trouve, ça gargouille dans sa tête. Mais en fait, la plupart on les a devant les yeux, suffit de les ouvrir. Vous avez internet, non ? Et Google est ton ami. Mais quand c'est bien mis en forme, ça donne la patate... en plein dans la figure. D'ailleurs c'est ce que j'ai mis dans mon 1er commentaire à chaud sur la Tune dans le caniveau : « je l'ai lu et relu et j’ai beaucoup rit même si je pense qu’à la base ce n’est peut-être pas un livre comique, quoique ? C’est fou, génial, encore meilleur pendant les grèves et les pénuries de pétrole. Et surtout mine de rien, ça redonne en bouche le goût des mots espoir et utopie. Bref, ça décape » les neurones !

Je ne dirais rien de plus, d'abord lisez Crouzet et après défoulez-vous sur son blog-atelier.

* « La violence est le dernier refuge de l'incompétence. Tout acte de violence doit être considéré comme un échac personnel ; c'est à ce prix que l'humanité sortira peu à peu de ses comportements primaires et de son immaturité intellectuelle. La taloche, le laser ou la bombe ne résoudront jamais aucun problème personnel, social, scientifique ou technologique ; tout au plus l'écrteront-ils momentanément. Et comme, encore une fois, aucune société, aucun etat n'en sont capables, c'est à l'individu d'effectuer cette démarche. Il est inutile de se fermer les yeux, il n'y a pas de limite à la connerie (certaine bêtise et certaine méchanceté dépassent l'entendement). N'hésitez pas : il faut quelquefois savoir se soulager d'une bonne poussée d'incompétence.» Aphorisme bohême, Ayerdhal in « La Bohême et l'Ivraie »

Bon ben voila, Thierry, je t'ai donné la claque, une petite, mais tu l'as bien cherché.

   

(édité le 19-10-2010 à 15h20 : ajout du 4e de couv sous l'image)